La contre-visite médicale dans le monde du travail

06/08/2019

En cas de doute de l’arrêt de maladie d’un salarié, l’employeur peut envoyer un médecin spécialisé à son domicile afin d’effectuer un contrôle. La contre-visite va permettre d’apprécier si l’arrêt de travail est justifié. Dispositif souvent méconnu des salariés, la contre-visite via Mediverif est un moyen de lutter contre l’absentéisme.

Qu’est-ce que la contre-visite ?

C’est l’acte médical par lequel un médecin mandaté par l’employeur réalise un diagnostic afin de vérifier l’état de santé du salarié en arrêt de travail. La contre-visite se déroule à l’adresse communiquée par l’employé. Il n’a pas à être averti de cette contre-visite. En principe le salarié en arrêt maladie a des horaires de présence obligatoire à son domicile, 9h-11h et 14h-16 h. Ce sont dans ces créneaux horaires que la contre-visite peut être réalisée. Si le médecin traitant a prescrit des horaires libres, il convient de prendre rendez-vous avec le salarié de la date, de l’heure de contrôle pour le médecin mandaté.

Les suites de la contre-visite

Plusieurs situations se présentent. Si le salarié est absent ou s’il s’oppose à la contre-visite ou si l’arrêt n’est pas justifié, l’employeur peut cesser de verser les indemnisations. Il peut aussi sanctionner le salarié, voire le renvoyer si les arrêts non justifiés se multiplient. Depuis toujours, la contre-visite a une réputation quelque peu sulfureuse. Du côté du salarié, elle est souvent assez mal vécue comme étant un système de « flicage » de la part de l’employeur. Confrontée à une augmentation du taux d’absentéisme, l’entreprise doit prendre des mesures et de ce fait tenter de traiter au mieux ce phénomène pénalisant pour la société. La contre-visite médicale est l’un des moyens, mais ce n’est pas le seul. Durant votre arrêt maladie, vous devez respecter les prescriptions fixées par le médecin. La contre-visite peut être effectuée à la demande de l’employeur, de la sécurité sociale.