Arrêt du tabac : les méthodes 

24/05/2018

À l’image de la hausse du paquet de cigarettes classiques qui ne cesse d’augmenter, les conséquences du tabagisme coûtent elles aussi de l’argent. Considéré comme une « drogue », le tabagisme coûte 10 milliards d’euros environ à la société, et ce, pour prendre en charge les patients malades à cause du tabac, les maladies chroniques liées au tabac – hypertension, broncho-pneumopathie chronique notamment – mais aussi pour mener à bien les campagnes de prévention notamment. Parce que le tabac est responsable de 66 000 décès en France et surtout, est devenu la première cause de mortalité évitable, à l’image des 2 000 personnes qui arrêtent de fumer chaque jour, il existe de nombreuses solutions pour relever ce défi. 

La cigarette électronique 

La cigarette électronique est un dispositif qui permet de récréer de manière artificielle de la vapeur aromatisée. Vapeur qui contient ou non de la nicotine. Outil utilisable en marge d’autres dispositifs, la cigarette électronique est un bon moyen d’entamer son sevrage tabagique. Aujourd’hui, il existe des modèles qui ressemblent à la cigarette classique, mais aussi d’autres de forme cylindrique, les modèles « Ego ». Il est également possible d’opter pour des « Mod » ou des « Box » qui sont des e-cig de dernière génération. Ces dernières permettant alors de régler la puissance de la vapeur, de présenter une plus grande autonomie de batterie notamment. Le tout, est d’opter pour le modèle qui correspond le plus à son besoin, mais aussi et surtout, de réduire peu à peu le taux de nicotine contenu dans l'e-liquide. 

Les patchs et les gommes

En faisant le test de Fagerström, il est alors possible d’évaluer sa dépendance chimique à la nicotine. Ensuite, selon les préférences, il existe des patchs et des gommes à mâcher. 

Les patchs permettent de soulager les symptômes liés au sevrage tabagique. Leur teneur en nicotine variable permet alors d’adapter le traitement en lien avec l’intensité de la dépendance. Il suffit pour cela, d’appliquer un patch sur la peau pendant une durée d’un mois en général. Là encore, il convient de réduire progressivement la teneur en nicotine. Le patch se laisse alors sur la peau, entre seize heures et une journée selon le cas. 

Tout comme les patchs, les gommes permettent de soulager les symptômes de manque. Mais contrairement aux patchs, les gommes se présentent sous forme buccale et s’utilisent en général sur une période de trois mois. Et, rien n’empêche de combiner les deux pour calmer une envie brusque de fumer. Il existe également des comprimés à base de nicotine que l’on dépose sous la langue ou que l’on suce. À chacun de trouver l’alternative qui lui convient le mieux. 

La médecine douce

Rien de tel que de se rapprocher de sa mutuelle pour savoir si elle prend en charge totalement ou rembourse partiellement la prise en charge de l’arrêt du tabac. Et pour cause, l’acupuncture, l’homéopathie, l’hypnose ou encore une psychothérapie comportementale et cognitive notamment aident à bien préparer le sevrage, réduire les symptômes de manque et éviter le phénomène de récidive. L’avantage notamment de la psychothérapie comportementale et cognitive, c’est de prendre pleinement conscience de son problème, mais aussi d’être pris en charge pour les effets connexes que sont l’anxiété et la dépression et de se voir administrer alors du Zyban®, un médicament qui facilite le sevrage.

L’inhaleur

Dernier outil destiné au fumeur qui souhaite en finir avec le tabac : l’inhaleur. Il s’agit d’un petit objet dont l’apparence est semblable à un porte-cigarette et qui se compose d’un embout avec une cartouche. Contenant de la nicotine, il permet alors en mimant l’acte de fumer, soulager le manque. 

 « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu'on n'en a qu'une », Confucius.

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